Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 10:18

Il semble d’abord important de rappeler ce qu’est le Slam. Ce mouvement est né au milieu des années 80 à Chicago. Le Slam, est à l’origine un mouvement contestataire appelé « Spoken Word » issu du milieu punk qui s’évertuait à critiquer l’écriture poétique en ce sens qu’elle s’attachait plus à la forme qu’au fond. C’est un ancien ouvrier, Marc Smith qui, en 1985, a voulu faire sortir l’écriture poétique des cercles fermés pour la faire descendre dans la rue. Empruntant au Hip-hop les formes de « Battle ». Le slam est né à travers des joutes oratoires permettant à un public éclectique de s’adonner au plaisir d’écrire une poésie libre, non-conventionnelle et revendicatrice. Le slam se veut un mouvement artistique global, touchant de fait à l’aspect culturel
et social. Il m’a semblé pertinent de tenter d’amener cet art à l’intérieur d’une classe de SEGPA, à travers la réalisation d’un projet. Cette tentative visait ainsi à mettre en avant les notions de coopération et d’engagement. L’idée sous-jacente étant de mettre en œuvre des situations facilitantles interactions au sein d’un groupe et ainsi rétablir un rapport à la culture de l’écrit, valorisant et désangoissé.

 

Fabien piquemal

 

La ville

 Je voulais écrire un slam sur ma ville Bordeaux.

Je pars dans cette rue ringarde avec des gens bizarres qui ne ressemblent à rien, j'ai rencontré une femme dehors avec un homme qu'elle ne connaissait même pas.

 Jour après jour, je la revois avec une dent cassée et des marques sur les bras; j'étais tendu de revoir cet homme car moi aussi j'avais peur de lui, il était violent avec tous les gens.

 Cette rue m'a inspiré car à voir tous ces gens qui ne pensent à rien et qui ne voient rien, se déplacer sans conviction et sans ambition, me fait dire que ce slam à été écrit pour cette femme

Thomas

A la surface de l'eau j'ai vu un phare. Je suis remonté avec facilité, forcement fatigué...j'ai rencontré des merveilles hors de l'eau.

 Devant un lampadaire j'ai commencé à imploser puis à exploser. Je me suis apitoyé devant une lampe. J'ai étais palpitant dans ma pâleur, j'ai été palpité dans ce courant sans politique.

 Je me suis fais aspirer par un aspirateur. Alors j’ai prié la poussière de passer les heures.

J'avais une chance que je n'ai pas saisie.

Je peux créer une autre vie, la sortir de mon chapeau.

Quand le chaman me guide dans un mauvais chemin, je voudrais avoir un char pour réaliser quelques petits changements.

Quand je vois des chalutiers au bord du gouffre.

Quand je dégaine dans la foule avec une arme bien chargée, cette arme s'appelle le courage.

 Thomas et Abdel

 

Poèmes Gourmands

Un matin de soleil, un chocolat au lait me pose des ennuis et les éclairs sur mes cookies sont enflammés. Je pars travailler, fatigué...

Le midi, je pars commander un steak haché avec du mafé et je repars bosser.

Le soir passé, je jette le cendrier et passe le balai, j’ai la haine mais ça y est c’est le weekend.

Un après midi de soleil à la plage, mal rasé, content de s'éclater... Gâteaux chauds et glace font tout court-circuiter.

Dans le sable a clé de l'amour est cachée, nous la trouverons peut être un jour, aux alentours, d’un menu d’amour.

Thomas

 

Quatrain collectif

Cet homme vient de se faire plumer par un marchand de tapis

Le plumage du tapis intrigue cet homme

Cet homme qui aime énormément les oiseaux

Cet homme nettoie le tapis au plumeau

Cet homme déplumé par sa vie

Et remplumé par les oiseaux

Je me suis fais plumer par un gars

On m'a toujours pris pour un plumeau

Je me suis remplumé en gagnant gros

J'ai fini dans un champs de feuillages

Invisible pour apprendre à viser

On m'a dit, prends ton fusil et ta visière

Comme la télévision j'étais visionnaire

Une arme à la main prêt à éclater

J’ai toujours rêvé d’être visible

Et de toujours viser plus loin

Ne jamais me cacher dans un coin

Pour ne pas être la cible.

 

 

Aéroport de Bordeaux-Mérignac pour atterrissage aéroport d'Alger. Pour Houri Boumediene le changement d'orientation est brutal.

Port du nord d'Alger, tu débarques au bled, grand changement avec Paname. J'ai une envie qui me pousse vers cette ville, loin de la pollution.

Rien qu'avec une route tu traverses toute l'Algérie comme Oran, Tamarrassat...

Dans les rues d'Alger ne crois pas que tu pourras croiser Hamid ou Moustapha, mais maintenant que j'y suis moi je reste là.

Abdel

 

Un peu de chicorée et un peu de lait, ça te fais un lac pollué par un peu de pétrole.

En fait c'est toi qui flambe ton agneau accompagné du couscous, qui joue le rôle du Sahara.

Il n'y a pas de foudre dans le désert maghrébin.

Les éclairs au chocolat, ça tu en as, mais c'est en Espagne

Un vieil homme, fan du Big-Mac est partit au bord de la mer.

Cela fait : La méditerranée, l'océan Indien, le pacifique, l'Antarctique

Maintenant en Italie la sauce tomate fait des ravages dans les rues de Rome

Maintenant New-York , ou il y a des pleins de briques de jus de fruits, ah non, ce sont des gratte ciels.

Tiens un sucre ! Ah non c'est paquebot destination Dubaî,île flottante artificielle. Et cet émir qui aime ce gâteau.

On part dans une autre bulle, ce gâteau de glace qui vient d'antarctique 

Il aime une femme peut être que c'est un bonbon . Plus tard ils se marient unis par les liens sacrés de l’amande.

Destination Sydney, où l'on trouve beaucoup de poissons et on prend des peaux de bananes pour refaire l'opéra

Cap sur le Japon précisément à Tokyo, sushis et compagnie

Nous on va tous travailler au collège des cerises,  et une fois dedanson croque la vie à pleine dents

Abdel

 

Un jeudi après-midi une salle presque vide, dehors il y a du bruit et dedans c'est triste. Toute la classe écrit un slam sur la ville, oui mais moi, je ne l'ai pas choisie.

J'ai essayé de le dire sur une feuille mais j'étais bloqué. Un quart d'heure plus tard j'avais pas démarré...J'ai écouté chaque gens, leurs envies, je m'en suis inspiré et sans hésiter, j'ai pris mes idées.

Alors j'ai démarré un écrit, épris d'une fille que j'avais vu dans la ville. Mais le souci c'est que tout ce que je dis, je l'oublie...

Alors j'ai pris la sortie, j'ai mis mon baggy près à vivre.

Dans cette ville ou j'ai grandi je descends les escaliers prêt à en baver, si vous ne  comprenez pas je vous le ferai partager.

Le « ding,ding ! » du tram me fais déjà mal au crâne, je vais là-bas le tram tombe en panne...Pas de chance voilà la fin de mon slam mais, le public me réclame, d'autres veulent que je reste mais là je sors mes armes et puis m'arrête grâce à l'âme.

Kivin

 

Ce soir, je suis fatigué mais pour vous, je vais transpirer et je suis déterminé à exploser.

Je prends ma feuille pour la photographier mais l'encre était usée.

Donc je suis prêt à déclarer que si vous m'applaudissez je serais prêt à dégager, à me faire adopter et à habiter à Béziers. J'y suis déjà passé mais c'est du passé.

Donc après ça j'ai marché jusqu'aux Aubiers, à pied. Des murs étaient fissurés, la sécurité avait tout bloqué... je me suis arrêté.

Les policiers étaient en train d'en baver et moi en train de chercher mon métier, mais tout été fermé. J'ai continué mais ça m'a saoulé et je me disais je vais persévérer.

 J'espère que vous avez aimé ce que la réalité est ,le texte est terminé, je repose mon poignet.

Kivin

 

Au travail j'amène ma soupe au potiron , mais à mon arrivée j'ai du couper le gâteau ; ok bon, je l'ai mangé en deux secondes.

Je connais une personne qui s'appelle Géant vert et ce qui est drôle, c'est que son prix n'est pas cher.

Ce qui est triste c'est qu’ils ont sortis des frites, alors qu'ils auraient pu sauver des vies en sortant les fruits.

Moi, mon stylo me parle de friandises...Ce qui me fait rire c'est qu'il y en a, qui en avalent par paquets de mille!

Arrêtez tout ça si vous ne voulez pas finir gros lard... Mangez plutôt des bananes entourées de chantilly, tu sais la banane-split.

Moi, je ne préfère rien faire, juste une tasse de café, pour qu'ils aillent se coucher.  regarder la télé avec ma fraise bien-aimée.

 

Kivin

 Bordeaux c’est la place ou les embouteillages. Pour nous c’est la rocade, les immeubles et les bâtiments sales.

Tous les soirs la bataille navale.

Quand je regarde leurs visages pâles, dans ma folie j’aimerais leur mettre une balle, mais forcément quand ils me voient ils détalent.

 

Dylan

 

 Je me dédouble et dans ma tête c’est trouble. On dirait que je vois la vie en double. Je vis dans un abri pitoyable et j’ai fais trop d’abus, et de garde à vue, maintenant je suis à bout de force, à force de dire aux gens, aboule tout ce que t’as.

 J’ai souvent été déçu, parfois abattu, pour ne pas finir derrière les barreaux je voudrais gagner la médaille de bronze.

 

Dylan

 

Dans ma pizza, il y a des fraises et des cerises, un peu de glace et beaucoup de tristesse. A cause d’un coup de foudre qui m’a mis en stress. Il à fallu que je taille maintenant le temps presse.

Mais dans ma pizza, ou mes pâtes  y a des potes qui comptent, des canailles qui ont du tact et un style qui est décontracté.

 

Emilie

 

Je suis partie à la mairie, je suis venue parler de mon mari. Quand je suis revenue à la maison, j’ai dit à Magalie qu’il y avait trop de soucis. Je suis allée voir mamie, Magalie m’a suivie. Mon esprit s’est alors enthousiasmé, de grands sentiments qui avançaient doucement.

A grands pas constamment, j’ai entamé de bonnes choses. Mimant les gestes de mamie à son âge, maintenant la joie coulait et j’étais soulagée

 

Emilie

Dans la cuisine, j’ai fait un clafoutis. Ma mère était éblouie.

Mais je n’y arrivais pas. Alors suis partie, m’éclater avec mes amis. Au bord de l’eau, voir couler les bateaux. Encourager d’une sucette et d’un stylo.

Depuis je sais quoi mettre dans mon clafoutis.

Dans ce clafoutis, il ya des cerises qui coulait dans le soleil rempli de cendres. Entourées d’une musique classique qui me couchent sur le sable. Dans ce clafoutis, il ya une sieste colorée de jolies étoiles qui se reflètent dans les pupilles de mes yeux.

Dans mon clafoutis, il ya des pommes rondes et juteuses et cette jolie nuit qui me rend heureuse.

 

Emilie


Mon mafé

 

Dans mon mafé, il ya de l’amour et ça me fait penser à l’Afrique.

Dans mon mafé, il y a de la tristesse et le stress qui mange le fric.

Dans mon mafé, il y’a du mouton qui sent très bon, « y’a » la famille, les tantes les oncles.

Dans mon mafé, il ya de la dacatine, cette super sauce aux cacahuètes. Y’a ma grand-mère qui est vieille et chouette.

Il y a du riz dans mon mafé, ça m’a fait grandir ce mafé, ça m’a fait grandir et rigoler.

 

Bakou

 

 

Par SEGPA Grand Parc
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